Artisanat & Savoir-Faire

Partager sur Facebooktweeter cet article

Osiériculteur-Vannier : Un métier tout en souplesse utile et créatif !

Auteur: L'Oseraie du possible
Dernière modification le Samedi 30 juin 2012

Osiériculteur-Vannier : Un métier tout en souplesse utile et créatif ! Osiériculteur-Vannier : Un métier tout en souplesse utile et créatif ! Osiériculteur-Vannier : Un métier tout en souplesse utile et créatif ! Osiériculteur-Vannier : Un métier tout en souplesse utile et créatif !

À lire également:

Un métier complet entre modernité et tradition. De toutes les matières à l’Oseraie du Possible c’est le saule-osier qu’on préfère. Cultivé en biodynamie pour un respect de la biodiversité, il se décline en 20 variétés pour faire vivre des projets divers et variés. Entre la culture du saule, sa transformation en article de vannerie et la transmission du savoir-faire : Planter, récolter, nouer, lier, tresser, tisser voilà la vie de l’Osiériculteur-Vannier des temps modernes ! Notre éco’ferme-atelier lauréate du prix initiative région dans la catégorie développement durable, est l’une des 100 fermes remarquables de la région PACA pour son engagement écologique et pédagogique. Nous avons auto-construit notre bâtiment en bottes de paille et même utilisé l’osier dans la réalisation de nos murs intérieurs appelé cloison à la française. Découvrez tout nos possibles à travers nos visites, nos stages et nos animations

L’osiériculture :

C’est la culture du saule, Salix de son petit nom latin, arbre de la famille des cupulifères, salicinée plus généralement appelé osier lorsqu’il est à l’état d’arbrisseaux. Pour certain l’osier c’est aussi toute plante que l’on peut tresser, mais il est le plus souvent associé aux jeunes pousses annuelles du saule appelé tige, rameau ou brin. Dans l’antiquité, Cicéron engageait les paysans à planter de l’osier que Virgile chante dans ses « Bucoliques ». Il peut atteindre plusieurs mètres de haut et pousser naturellement au bord des ruisseaux ou dans des lieux relativement humides. Ainsi nos anciens, dans les campagnes le glanait ou encore le récoltait sur des arbres têtards pour réaliser durant les longues soirées d’hiver leur vannerie utilitaires. De nos jours la personne qui le cultive se nomme un osiériculteur, dans le champ la plante se présente en rang sous la forme de souches affleurant le sol, de laquelle partent les brins que l’on récolte une fois l’an après les premières gelées. Une fois coupée les bottes d’osier sont triées par taille. On réserve les plus grands pour les créations paysagères en osier-vivant et l’on fait sécher les autres qui seront retrempées pour être utiliser en vannerie. NB : Vous pouvez découvrir les techniques de l’osier-vivant grâce à nos stages

Notre oseraie se trouve à Barret sur Méouge sa culture AB est aussi pour ne pas polluer la rivière qui coule à côté la où petits et grands aiment se baigner en été !

Histoire de la vannerie :

Un savoir faire né avec l’homme. C’est depuis le début de la pratique de cet art que l’habileté manuelle seule s’est imposée vu le peu d’outils (photo7 des outils de vannerie) et la multitude de plantes tressables à travers le monde (châtaigner, bambou, noisetier, rotin, jonc, paille, roseau …). Elle est donc l’art du tressage réalisé à l’aide de végétaux à la fois flexible et résistant comme le saule cultivé ici. La vannerie a été utilisée par la plupart des peuples à la construction d’habitats (huttes, clôtures…) à l’habillement et à la protection du corps (cuirasse de guerre, pagnes, chapeaux…), à la décoration ainsi qu’à la défense des montées des eaux (plantée pour protéger des inondations) et enfin pour la conservation et le transport de la nourriture (paniers hottes…). Les végétaux étant très périssables, l’archéologie n’a pu conserver de témoins de cet art instinctif et inné : seules existent des représentations sur des fresques antiques et des peintures de manuscrits, des imitations dans les reliefs sur les pierres sculptées. C’est assez pour montrer que la vannerie remonte aux premiers âges. Elle à connu ses heures de gloire, rendant donc de grand service mais a périclitée lorsque sont apparus sur le marché des matériaux nouveaux comme les matières plastiques. On note maintenant un renouveau de la vannerie, comme un retour aux sources, une réappropriation du savoir-faire, en atteste le succès des stages ; le tout très en lien avec la notion de développement durable. (source du texte de Roger Fauconnet collection patrimoine & innovations Dominique Guéniot – Editeur)

Le saviez-vous ?

Le moyen âge français comptait l’existence de vannier, vannetier, vanneur, corbeillais et paneliers. Ce sont là les variantes des désignations du métier qui font une distinction entre vanniers (fabricant de vans) à trier le grain), corbeillais et paneliers (fabricants de corbeilles et de paniers). Quand le métier s’est organisé, le nom de vannier à été retenu pour fédérer ce savoir-faire, en hommage à ce métier de tresseur de vans qui était un article difficile à réaliser.

Activités en rapport