Nature & écologie

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De la ruche tronc à la ruche à cadres : une évolution pour l'homme et l'abeille

Auteur: le Luminaire
Dernière modification le Mardi 31 juillet 2012

De la ruche tronc à la ruche à cadres : une évolution pour l'homme et l'abeille

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De la préhistoire à nos jours les hommes ont toujours convoité et récupéré, pour leur consommation, une partie des réserves de miel des colonies d’abeilles sauvages. Pendant des millénaires les abeilles étaient les seules pourvoyeuses de nourriture sucrée.La cueillette du miel n’étant pas sans inconvénients, une plus grande commodité était de conserver des colonies, toujours aussi sauvages, dans des sites préparés par l’homme et regroupés à proximité. Le nouvel habitat apicole devant constituer un compromis entre un abri naturel favorable et une certaine normalisation artisanale, une des solutions retenues fut l’aménagement de portions de tronc d’arbre.

Dans nos régions la ruche tronc a été utilisée depuis l’Antiquité ; son emploi a subsisté jusque dans les années 1980.

Dans cet habitat semi-naturel vivait la colonie d’abeilles, famille complexe qui comprend trois sortes d’individus :

La différenciation de ces trois types d’individus se fait par la fécondation ou l’absence de fécondation des œufs pondus par la reine ainsi que par des différences d’alimentation et d’élevage sous la responsabilité des ouvrières. Les étonnants rayons d’alvéoles de cire y étaient construits comme à l’intérieur des cavités naturelles et le prélèvement du miel exigeait une destruction, partielle ou totale, de ces rayons.

Certains apiculteurs de notre région ont gardé le souvenir de portions de tronc de peuplier qu’ils creusaient. Puis ce fut, pendant quelques années, des caisses menuisées qui servaient d’abri. Avec ce type de ruche les abeilles étaient, sans doute, confortablement installées mais la difficulté surgissait au moment de la récolte : comment faire ?

Il fallait étouffer aux vapeurs de soufre les colonies les plus lourdes pour récolter tout leur miel !

Au printemps suivant l’essaimage permettait de reconstituer des colonies.

Il y a 150 ans, la découverte de ruches à cadres mobiles normalisés a révolutionné l’apiculture. Un corps de ruche (la caisse), le plus souvent contenant dix cadres mobiles structurant les bâtisses que construisent les abeilles, supporte une ou plusieurs hausses, également à cadres mobiles. Le corps est réservé aux besoins de la colonie qui y élève sa descendance et stocke les provisions nécessaires à sa survie. L’apiculteur peut, à loisir :

Les hausses, placées sur le corps de ruche au moment des miellées (production importante de nectar par certaines fleurs), sont destinées à la récolte du surplus de miel, sans tuer les abeilles et sans détruire les alvéoles de cire qui sont remplies de miel. Grâce à l’invention de l’extracteur à force centrifuge, après désoperculisation, les alvéoles seront réutilisées lors de la récolte suivante.

Deux modèles de ruches à cadres mobiles se partagent la faveur des apiculteurs modernes :

-la ruche DADANT et

-la ruche LANGSTROTH.

Nous ne nous étendrons pas, ici, sur la valeur comparée de ces deux modèles dominants et dont les dimensions sont définitivement normalisées mondialement, ce qui facilite beaucoup les différentes tâches apicoles, la conduite des ruchers.

On peut, maintenant, avec un bon savoir faire,

L’abeille, qui garde sa « sauvagerie », est néanmoins forcée, poussée à la surproduction. Les colonies, rassemblées, multipliées, se retrouvent en groupes : ruchers de plus en plus importants où peuvent sévir la concurrence pour la nourriture, la propagation de maladies, en particulier pour les ruchers transhumants.

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